Notre histoire

De la fumaison d'andouille à la table du soir

Dix-huit mois de travaux, trois associés du bocage et une règle simple : ne rien enlever de ce qui rappelait le métier d'avant.

Depuis 2021

Ce que nous avons refusé de démolir

La chambre de fumage était vide depuis vingt ans, la brique encore noire de hêtre. Un maçon voulait l'abattre pour gagner huit places : nous avons gardé la brique et perdu les huit places.

Les crochets à andouille sont restés au plafond, nettoyés, sans ampoule ni décoration accrochée dessus. Ils ne servent plus à rien, et c'est bien.

Le séchoir du fond est devenu le salon de cartes : pas de fenêtre sur la rue, donc aucun bruit de voiture et aucun reflet sur le feutre.

La façade et l'enseigne rue Saulnerie

Trois associés

Un cuisinier, une responsable de salle, un joueur de belote.

Dix-huit mois

De la première benne à la première soirée.

Une alcôve

Trois tables sous les crochets, la meilleure place de la maison.

Ce à quoi nous tenons

Quatre principes, jamais négociés

  • Une partie n'est qu'une partie : rien de misé, rien de gagné, aucune ardoise à solder entre voisins de tapis.
  • L'ardoise suit les fermes du bocage ; quand un produit manque, la ligne saute au lieu d'être remplacée.
  • La salle ferme à minuit même un bon soir, parce que la brigade se lève tôt.
  • Quand la soirée a trop duré, nous décrochons pour une voiture avant que quiconque ne cherche ses clés.
Sur le bâtiment

Trois questions d'habitués

La brique sent-elle encore la fumée ?

Par temps humide, un peu. C'est l'odeur du hêtre, pas celle du service.

Le fumoir fonctionne-t-il toujours ?

Pas chez nous : nous achetons l'andouille au fumoir voisin, qui travaille encore.

Peut-on visiter l'alcôve en journée ?

Sur rendez-vous, en semaine, quand la salle est vide et que la brigade dresse.